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L’apprentissage des armes ne doit commencer qu’une fois les bases connues:
tan(positions), dam(coup de poing), da(coup de pied), gat(blocages), phan don (contre-attaque), …
Chaque arme doit être considérée comme le prolongement du bras, voire du corps.
Il ne faut pas perdre de vue les spécificités de l’arme utilisée, avant et pendant l’apprentissage.
Leur maniement ne doit pas être saccadé mais fluide, vif et précis.
Pour la défense, ne jamais oublier que le plus important est (comme les phan don) de savoir bloquer l’attaque de l’adversaire et non pas les enchaînements qu’il peut y avoir par la suite.
Le Võ Sinh doit se focaliser sur l’Essentiel avant les Artifices.

Dao Gam (Le couteau)

Spécificités Arme de courte distance pour piquer, trancher et tordre.
Ne nécessite pas de force mais de la vitesse.
Il existe 4 attaques et 12 techniques de défense (3 différentes pour chaque attaque).
Variante Song Dao (le Double Couteau)
D’apparence, c’est un couteau classique à part qu’on peut le séparer en 2.
Cela permet donc d’avoir un couteau dans chaque main.
Par formalisme, on tient le couteau gauche pique vers le haut et le droit vers le bas.
On élargit ainsi les possibilités d’attaque, de défense et de contre-attaque.
Attaques 1 – Couteau tenu pique vers le bas, mouvement vertical de haut en bas
2 – Couteau tenu pique vers le haut, mouvement horizontal extérieur vers intérieur
3 – Couteau tenu pique vers le bas, mouvement horizontal intérieur vers extérieur
4 – Couteau tenu pique vers le haut, pique droit devant

Kiem (Le sabre)

Spécificités C’est une arme de moyenne distance.
Aucun besoin de forcer parce que l’arme est très tranchant.
On fludifie ainsi le mouvement par soucis de vitesse.
Objectif Avoir toujours dans l’esprit la protection de soi-même pendant les phases de contre-attaque.
On ne fait pas plus de 3 attaques successives sur le même adversaire puisqu’on suppose l’arme très efficace.
Dans la recherche de la fluidité, le bras ne tenant pas le Kim effectue les mouvements symétriques à l’autre bras pour compenser le déséquilibre.
Principes Le Kim se tient le plus près possible de la lame.
Le Kim est composé de 3 parties: le 1er tier (le pic), le 2ème (le centre) et le 3ème (la base)
le 1er sert à piquer, le 2ème à trancher et le 3ème à bloquer.

Côn (Le bâton)

Spécificités Arme de longues distances souvent en rotin ou en bambou
Le maniement est fluide mais les applications plus sèches que les autres armes.
La rapidité d’exécution tout comme son amplitude doit être dissuasif.
Objectif Savoir faire tourner le Bo autour du corps le plus rapidement possible sans déséquilibre et dans les 2 sens.
Pour cela les hanches doivent être bloquée (position chao ma tan).
Les poignets sont très souples et les épaules doivent s’efforcer de ne pas tourner.
Ce sont en fait (dans un sens comme dans l’autre) une succession d’enchaînements de 4 attaques.
Principes La taille doit être plus ou moins égale à celle du Võ Sinh.
Ne pas oublier que toute la force est concentrée aux extrémités du Bo.
Les mains tiennent le Bo à chaque tier, ou bien la distance entre les mains est égale à la largeur des épaules.
Par formalisme, on tient le Bo main gauche paume vers le haut et main droite paume vers le bas.
En position de garde, l’extrémité gauche pointe vers l’adversaire, le Bo est contre le corps, l’angle par rapport au sol est d’environ 45°.

Quat (L’éventail)

Spécificités Chaque branche de l’éventail contient à son extrémité un pic.
C’était une arme très utilisé par les maîtres, les femmes ainsi que les voyageurs puisque d’apparence annodine et désintéressée son maniement nécessite beaucoup d’agilité et de maîtrise.
Objectif Savoir faire tourner l’éventail autour du corps avec un mouvement symétrique de l’autre bras (comme pour le Kim).
Il existe huits ouvertures possibles:
1- Vertical descendant
2- Vertical remontant
3- Diagonale descendant de gauche à droite
4- Diagonale descendant de droite à gauche
5- Diagonale remontant de gauche à droite
6- Diagonale remontant de droite à gauche
7- Horizontal gauche à droite
8- Horizontal droite à gauche
Principes Ne jamais montrer que l’on force en le maniant, ce serait aller à l’encontre de son essence.
Après un mouvement du bras, on arrête le mouvement en durcissant le poignet et en relachant les petits doigts, cela crée les ouvertures et fermetures.