bopen

a.   Les positions

Voici les principales positions du Vovinam Viet Vo Dao. Vous trouverez les points cruciaux de chaque position en cliquant sur les petites photos.

Dinh Tan – La Position de la Poutre
Répartition du poids: 70% à l’avant, 30% à l’arrière.Les principaux éléments sont:
– Ne jamais plier la jambe arrière
– Le talon arrière est collé au sol
– Le corps reste toujours droit
Trung Binh Tan – La Position du Cavalier
Répartition du poids: 50% à gauche, 50% à droite.Les principaux éléments sont:
– Les pieds sont parallèles
– Les genoux sont vers l’extérieur
– L’écart égale 2 fois la largeur des épaules
– Les fesses sont rentrées, le dos droit
Lap Tan – La Position de Force
Les principaux éléments sont:
– Les pieds sont parallèles
– L’écart égale la largeur des épaules
Quy Tan – La Position à genou
Les principaux éléments sont:
– La jambe pliée forme un angle droit
– Le corps est au-dessus du genou au sol
– Les orteils arrières sont pliés
Xa Tan Thap – La Position basse du Serpent
Les principaux éléments sont:
– La jambe avant est tendue
– Le corps est incliné vers l’arrière
– Les pieds sont orientés vers l’arrière

 

b.  Technique de base

Besoin d’un rappel des bases??? On a pensé à vous!

Dam : les coups de poing

Dam Thang : Le coup de poing direct

Variantes Dam Thang Cao (Haut)
Objectif Rechercher le plus court chemin possible jusqu’à l’impact
Principes L’épaule est relachée, le coude vers l’arrière, le poing sur la tailleNe pas reculer le poing avant de frapper, c’est une perte d’efficacité.
L’impulsion vient de la hanche et non de l’épaule.
Ne pas contracter les muscles avant l’impact final.
Le poing doit faire une ligne avec le bras, ne poignet ne doit pas être cassé.

Dam Moc : Le coup de poing circulaire

Variantes Technique: ample, en demi-cercle
Combat: court, légèrement courbé (parabolique)
Objectif Contourner la garde de l’adversaire pour le toucher.
Principes Tout le bras doit être parallèle au sol.
Le poignet n’est pas cassé lors de l’impact, c’est le bras qui reste plié.
La force vient des muscles de l’épaule.

Dam Muc : L’Uppercut

Objectif Passer par le bas ou remonter entre les poings de l’adversaire.
Principes Lever le coude le plus loin possible en arrière, bras plié,
le poing fait un mouvement circulaire vers le haut en frôlant le buste comme un crochet.
Le poing reste bien entendu dans le prolongement de l’avant-bras.

Dam Lao : La patte du singe

Objectif Surprendre l’adversaire par la trajectoire non-commune du coup.
Principes C’est l’épaule qui a le rôle d’axe pour entraîner le bras
La trajectoire fait idéalement un angle de 45° par rapport au sol.
Le corps doit être penché à 45° pour faciliter le mouvement.
On recherche l’impact au niveau des tempes ou de la mâchoire voire la clavicule
si l’adversaire cherche à éviter le coup.

Da : les coups de pied

Da Thang : Le Coup de pied direct

Variantes Le coup de pied d’arrêt
Le coup de pied pour repousser (Front Kick)
Objectif Chercher la vitesse d’exécution. C’est le coup de pied efficace par excellence!
Principes Penser toujours à bien lever le genou.
Ne pas se laisser emporter vers l’avant en exécutant rapidement le coup.
Eviter de décoller le talon de la jambe d’appui.
Penser à toujours garder les orteils relevés.
Conserver la garde haute, éviter de baisser les bras à la frappe.
En combat, on ne doit pas chercher à toucher la tête (c’est trop long), il faut viser le buste,
au mieux, la ligne médiane du corps afin de toucher l’un des points vitaux.

Da Tat : Le Coup de pied circulaire

Variantes Technique: ample, angle de frappe entre 75° et 90° par rapport à l’impact.
Combat: court, angle de frappe avoisinant les 45°.
Objectif Maîtriser ce fabuleux coup de pied qui permet, une fois combiné, une infinité d’enchaînements.
Principes Le pied d’appui doit pivoter jusqu’à se trouver à l’opposé de la frappe.
Le pied est tendu pour donner une impression encore plus ample du geste
Essayer d’avancer sur l’adversaire pour que les tibias touchent.

Da Dap : Le Coup de pied côté

Objectif Toucher un adversaire même à plus de 2 mètres par un chassé.
Stopper un départ de coup de pied de l’adversaire.
Principes C’est avec le tranchant du pied voire même le talon que l’on touche.
Le buste ne doit former qu’une seule ligne avec la jambe.
La hanche doit être projetée en avant pour augmenter la puissance du coup.
Le pied d’appui est tourné à l’opposé de la frappe.
D’abord groupé, le corps s’allonge en même temps que la jambe se déplie, comme un ressort.

Da bua : Le Coup de pied marteau

Objectif Pouvoir toucher à la tête au corps-à-corps.
Principes Lever le genou, jambe pliée, le plus haut possible pour faire fonctionner le ressort des muscles.
Tendre la jambe lorsque le genou est au plus haut puis crocheter vers le bas.
Toute la force est donc concentrée au talon.

 

c.   Les Quyen

Ce sont des techniques codifiées, des combats imaginaires.

Le Quyen est l’équivalent du Kata au Karaté, du Pomsee au Taekwondo et du Tao au Kung Fu.
Nous vous offrons ici des descriptifs sommaires de quelques Quyens car il est important de ne pas oublier la philosophie de chaque Quyen pour pouvoir s’en imprégner en l’exécutant.
Bien entendu, cela ne remplace en aucun cas les entraînements, ce sont juste des « Supports de cours ».

Conseils Généraux

Essence Avant d’entamer l’apprentissage ou même le perfectionnement d’un quyen, il est nécessaire de se rappeler les principes et les origines du quyen. Si le quyen se rapproche d’un animal, on doit se fondre aux caractéristiques de celui-ci. Si le quyen est axé sur des techniques de blocages, on doit exécuter les blocages très rapidement, montrer qu’on les maîtrise et décélérer pendant les phases intermédiaires.
Il est important de connaître la signification de chaque mouvement effectué en apprenant les adaptations des attaques face à un adversaire.
Positions Ne pas négliger les positions, le quyen perdrait sinon ses ancrages!
Elles doivent être relativement basses et stables.
Eviter de plier la jambe arrière pour un Dinh tan, d’avoir les pieds en canard pour un Trung binh tan ou d’être déséquilibré en Toa tan.
Regard C’est l’âme du quyen. Sans son travail, votre quyen ne vit pas!
Il doit être dirigé en direction de chaque coup, souvent au niveau des yeux de l’adversaire (virtuel).
Il doit précéder les changements de direction c-a-d qu’on tourne la tête dans la nouvelle direction avant le corps.
Il doit montrer la détermination et l’énergie car rappelons qu’un quyen est un combat imaginaire!
Souffle C’est l’oxygène du quyen. On ne travaille jamais en apnée.
Chaque quyen ayant un rythme différent, il est cependant indispensable de souffler à chaque attaque!
Il est nécessaire de bien savoir respirer pour terminer en beauté certains quyens très longs.
Il existe des cris à certains endroits précis de chaque quyen afin de marquer les temps forts.
Gestuel C’est ce qui agrémente votre quyen, c’est là que chacun peut y apporter son plus
Un fois bien sûr que les autres points sont maîtrisés.
Les mouvements des bras sont amples, les coups de poings rapides et secs à l’impact (et non pas dès le début).
Le gestuel des pieds doit être net, précis et stable, les coups de pieds percutants (et non des levées de jambe), hauts (sans l’être exagérément), sans perte d’équilibre et en évitant de balancer les bras pour équilibrer non plus!
Avec cette liste de points, vous devez vous efforcer de refaire votre quyen en vous concentrant sur quelques-uns de ces points et pas chercher à tout appliquer dès le début

Khai Mon Quyen (Le quyen des techniques de base)

Niveau min Débutant
Objectif Maîtriser les premières techniques de chém (sabre), dam (coup de poing), gat (blocage) et cho (coude).
Apprendre à se repérer dans l’espace par des déplacements circulaires.
Principes Ne pas oublier que le champ de ce quyen est réduit à un carré.
Le rythme est saccadé et constant.
Le regard doit précéder les attaques.
La sommet de la tête doit rester à hauteur constante.
Répartition 70% de la force maximale
70% de la vitesse maximale

Détail

Ordre Description Position
Phase 1 Chém 1 sabre int-ext Lap tan
Chém 2 sabre ext-int Dinh tan
Chém 3 sabre direct Trung binh tan
Chém 4 sabre côte Trung binh tan
Dam thang poing direct Dinh tan
Dam vong poing circulaire Dinh tan
Dam bua poing marteau Dinh tan
Dam lao patte du singe Dinh tan
Dam muc uppercut Trung binh tan
Gat 1 blocage int-ext Trung binh tan
Gat 2 blocage circulaire bas Trung binh tan
Gat 3 blocage tête Trung binh tan
Gat 4 blocage parties Trung binh tan
Phase 2 Cho 1 coude vers le bas Dinh tan
Cho 2 coude haut en arrière Chao ma tan
Cho 3 coude haut devant Dinh tan
Cho 4 coude piqué vers le bas Dinh tan
Double gat 1 blocage Dam hai tay Dinh tan
Da thang pied direct
Double chém 3 Pousser adversaire Dinh tan
Double gat 1 blocage Dam hai tay Dinh tan
Da can pied revers
Double dam thang Expulser adversaire Dinh tan
Poings croisés bas Trung binh tan

Thap Tu Quyen (Le quyen des 10 enchaînements)

Niveau min 1er cap
Objectif Maîtriser les 10 premiers Chien luoc (enchaînements d’attaque).
Apprendre les changements de rythme.
Principes Les enchaînements sont classés selon l’ordre suivant:
tous les impairs (1, 3, 5, 7, 9) ensuite tous les pairs (2, 4, 6, 8, 10).
Le rythme doit être très rapide pendant les chien loc et plus harmonieux lors des phases intermédiaires.
A la fin du quyen, retrouver sa position initiale.
Répartition 60% de la force maximale
60% de la vitesse maximale
30% de souplesse

Détail

Ordre Description Position
Phase 1 Chien loc 1
Gat 3 + Gat 4 blocage Hac tan
Chien loc 3
Position d’attente poings serrés à la taille pieds joints
Garde Dinh tan
Chien loc 5
Chien loc 7
Chien loc 9
Double poings croisés bas Trung binh tan
Revenir position d’attente
Phase 2 Chien loc 2
Garde à gauche Jambes croisées Xa tan cao
Chien loc 4
Poing vers le bas Xa tan thrap
Pique droit Reculer pied gauche Chao ma tan
Chien loc 6
Gat 3 + Gat 4 Toa tan
Croix devant Trung binh tan
Position d’attente Ramener pied droit Pieds joints
Chien loc 8
Chien loc 10
Position d’attente En avançant avec la croix Pieds joints
Double Dam thang Dégager la garde avant Dinh tan gauche
Double Dam thang Dégager la garde avant Dinh tan droit
Poing dr dans paume g Dinh tan thrap gauche

Tu Tru Quyen (Le Quyen des 4 piliers)

Niveau min 2ème cap
Objectif Maîtriser les techniques de blocage du niveau 1.
Rechercher la stabilité afin d’obtenir des blocages efficaces.
Intégrer la gestuelle qui entoure les techniques de blocage.
Principes Les techniques de blocages doivent être exécutées très efficacement.
Ce quyen étant long, apprendre à bien respirer pendant les différentes phases.
Savoir faire la distinction des phases d’accélération et de décélération.
La fin doit être très puissante puisqu’on va frapper virtuellement les 4 piliers.
Répartition 70% de la force maximale
60% de la vitesse maximale
40% de souplesse

Long Ho Quyen (Le Quyen du Tigre et du Dragon)

Niveau min 3ème cap
Objectif Apprendre à utiliser et à différencier les techniques d’attaque du tigre et du dragon.
Principes Le tigre est vif, fort et ancré au sol.
Ses attaques sont courtes et représentées par des griffes.
Le dragon est puissant, rectiligne et aérien.
Répartition 60% de la force maximale
70% de la vitesse maximale
60% de souplesse

Ngu Mon Quyen (Le Quyen des Chien Loc de 11 à 20)

Niveau min Probatoire (ceinture noire)
Objectif Maîtriser les Chien Loc de 11 à 20.
Principes L’esprit est le même que celui de Thrap Tu Quyen.
Les Chien Luoc étant plus difficiles, il faut garder une bonne stabilité.
même si l’exécution des enchaînements doit être rapide.
Répartition 70% de la force maximale
60% de la vitesse maximale
40% de souplesse

Lao Mai Quyen (Le Quyen du Vieux Prunier)

Niveau min 1ère dan
Objectif Maîtriser les techniques d’attaque amples, légères et puissantes à la fois.
Principes Les déplacements sont très souples et inattendus.
Les coups sont amples et lourds.
Répartition 60% de la force maximale
70% de la vitesse maximale
80% de souplesse

Vien Phuong Quyen (Le Quyen des blocages niveau 2)

Niveau min 2ème dan
Objectif Enchaînement des 8 techniques de coude.
Maîtrise des blocages de 2ème niveau.
Maîtrise de l’équilibre dans les rotations de 360°.
Principes Les techniques de coude doivent être enchaînées rapidement.
Alternance de vitesse et de phases de respiration.
La fin de ce quyen doit être rapide, souple et dur en même temps.
Répartition 70% de la force maximale
70% de la vitesse maximale
70% de souplesse

Nhu Khi Cong Quyen (Le premier quyen de respiration dynamique)

Niveau min Tous niveaux
Objectif Apprendre les techniques de respiration.
Rechercher la fluidité
Principes Ce quyen n’a pas de rythme imposé, chaque personne doit évoluer selon son rythme de respiration.
Tout au long du quyen, on retrouve des phases d’extension et de relâchement musculaires.
Les mains doivent toujours décrirent des mouvements circulaires, aucun n’est rectiligne.
Les déplacements doivent être effectués en souplesse:
Pour les Dinh tan, le talon touche en premier le sol.
Pour les Trung Binh tan, c’est le haut du pied qui touche avant le talon.

 

d.  Les armes

L’apprentissage des armes ne doit commencer qu’une fois les bases connues:
tan(positions), dam(coup de poing), da(coup de pied), gat(blocages), phan don (contre-attaque), …
Chaque arme doit être considérée comme le prolongement du bras, voire du corps.
Il ne faut pas perdre de vue les spécificités de l’arme utilisée, avant et pendant l’apprentissage.
Leur maniement ne doit pas être saccadé mais fluide, vif et précis.
Pour la défense, ne jamais oublier que le plus important est (comme les phan don) de savoir bloquer l’attaque de l’adversaire et non pas les enchaînements qu’il peut y avoir par la suite.
Le Võ Sinh doit se focaliser sur l’Essentiel avant les Artifices.

Dao (Le couteau)

Spécificités Arme de courte distance pour piquer, trancher et tordre.
Ne nécessite pas de force mais de la vitesse.
Il existe 4 attaques et 12 techniques de défense (3 différentes pour chaque attaque).
Variante Song Dao (le Double Couteau)
D’apparence, c’est un couteau classique à part qu’on peut le séparer en 2.
Cela permet donc d’avoir un couteau dans chaque main.
Par formalisme, on tient le couteau gauche pique vers le haut et le droit vers le bas.
On élargit ainsi les possibilités d’attaque, de défense et de contre-attaque.
Attaques 1 – Couteau tenu pique vers le bas, mouvement vertical de haut en bas
2 – Couteau tenu pique vers le haut, mouvement horizontal extérieur vers intérieur
3 – Couteau tenu pique vers le bas, mouvement horizontal intérieur vers extérieur
4 – Couteau tenu pique vers le haut, pique droit devant

Kim (Le sabre)

Spécificités C’est une arme de moyenne distance.
Aucun besoin de forcer parce que l’arme est très tranchant.
On fludifie ainsi le mouvement par soucis de vitesse.
Objectif Avoir toujours dans l’esprit la protection de soi-même pendant les phases de contre-attaque.
On ne fait pas plus de 3 attaques successives sur le même adversaire puisqu’on suppose l’arme très efficace.
Dans la recherche de la fluidité, le bras ne tenant pas le Kim effectue les mouvements symétriques à l’autre bras pour compenser le déséquilibre.
Principes Le Kim se tient le plus près possible de la lame.
Le Kim est composé de 3 parties: le 1er tier (le pic), le 2ème (le centre) et le 3ème (la base)
le 1er sert à piquer, le 2ème à trancher et le 3ème à bloquer.

Con (Le bâton)

Spécificités Arme de longues distances souvent en rotin ou en bambou
Le maniement est fluide mais les applications plus sèches que les autres armes.
La rapidité d’exécution tout comme son amplitude doit être dissuasif.
Objectif Savoir faire tourner le Bo autour du corps le plus rapidement possible sans déséquilibre et dans les 2 sens.
Pour cela les hanches doivent être bloquée (position chao ma tan).
Les poignets sont très souples et les épaules doivent s’efforcer de ne pas tourner.
Ce sont en fait (dans un sens comme dans l’autre) une succession d’enchaînements de 4 attaques.
Principes La taille doit être plus ou moins égale à celle du Võ Sinh.
Ne pas oublier que toute la force est concentrée aux extrémités du Bo.
Les mains tiennent le Bo à chaque tier, ou bien la distance entre les mains est égale à la largeur des épaules.
Par formalisme, on tient le Bo main gauche paume vers le haut et main droite paume vers le bas.
En position de garde, l’extrémité gauche pointe vers l’adversaire, le Bo est contre le corps, l’angle par rapport au sol est d’environ 45°.

Quat (L’éventail)

Spécificités Chaque branche de l’éventail contient à son extrémité un pic.
C’était une arme très utilisé par les maîtres, les femmes ainsi que les voyageurs puisque d’apparence annodine et désintéressée son maniement nécessite beaucoup d’agilité et de maîtrise.
Objectif Savoir faire tourner l’éventail autour du corps avec un mouvement symétrique de l’autre bras (comme pour le Kim).
Il existe huits ouvertures possibles:
1- Vertical descendant
2- Vertical remontant
3- Diagonale descendant de gauche à droite
4- Diagonale descendant de droite à gauche
5- Diagonale remontant de gauche à droite
6- Diagonale remontant de droite à gauche
7- Horizontal gauche à droite
8- Horizontal droite à gauche
Principes Ne jamais montrer que l’on force en le maniant, ce serait aller à l’encontre de son essence.
Après un mouvement du bras, on arrête le mouvement en durcissant le poignet et en relachant les petits doigts, cela crée les ouvertures et fermetures.

 

e.   Techniques avancées

Car bien entendu, comme le Vovinam est l’un des arts martiaux les plus complets qui existe, il contient des techniques propres à lui.
Les ciseaux, très impressionnants à voir, et la lutte vietnamienne… entres autres.
Et aussi spectaculaire que peuvent ces techniques, chacune d’elles est né d’un besoin de l’époque, chacune d’elles s’acquiert via des méthodes pré-établies et ne doit être exécuté qu’en présence d’un encadrement. Donc à consommer avec modération lorsqu’on est néophyte!
C’est pas uniquement pour frimer ou pour faire du vent! ;D

Don Chan (Les Ciseaux)

Approche
On commence d’abord par les ciseaux niveau jambe pour apprendre à saisir sans la contrainte de l’espace.
On enchaîne par des double coup de pied niveau visage pour travailler la détente, la trajectoire et le point d’impulsion.
Ces double coup de pied ont été créés pour repousser les envahisseurs venus à cheval alors que les paysans étaient à pied!
Après vient le niveau buste.
Comme c’est la partie du corps la plus volumineuse, on apprend surtout à étreindre l’adversaire avec ses jambes donc à complètement se coller à lui. On apprend aussi à le « visser » pour le faire basculer en avant ou en arrière.
Et c’est là que commence l’apprentissage des ciseaux à la tête… C’est là que cela devient intéressant! ;D
Ciseaux au Corps
Demander au « cobaye » de se mettre en pied-joints pour travailler les ciseaux au corps.
Vous éviterez ainsi d’avoir la sensation que sa jambe vous gêne!
Bien entendu, il est prêt à recevoir le ciseau c-a-d tomber en arrière en enroulant le dos et avec la tête rentrée(menton contre la poitrine).
Ses bras sont en croix avec les coudes levés au niveau des épaules pour dégager la zone du buste.
Travaillez d’abord avec une réception sur sol souple, ça évitera les casses! ;D
On commence à se mettre en garde avant de partir et onsouffle un bon coup en partant, on apprend ainsi à enveler les hésitations.
Ne pas sauter pied-joints pour le ciseau, c’est un mauvais réflexe.
Le corps à l’impact doit faire idéalement un angle de 45°par rapport au sol, ne pas arriver en le saisissant à l’horizontal! Car forcément le temps que vous fassiez votre saisie, vous risquez de vous écraser au sol.
Le cobaye ne doit pas sentir de « coup » à l’impact ni parce que vous le percutez en sautant sur lui trop vite, ni parce que votre genou lui rentre dans le ventre. Dans le premier cas, il ne faut pas commencer en prenant trop d’élan (ça augmente le stress de la saisie et ça diminue la précision de la technique), dans le deuxième cas votre coprs ne doit pas être déjà orienté avant d’avoir vissé l’adversaire.
Les pieds doivent pouvoir se croiser de l’autre côté du buste pour bien serrer l’adversaire.
Ciseaux à la Tête
Le « receveur » (c’est mieux que cobaye!) doit être en Trung binh tan le plus bas possible au début de l’apprentissage pour éviter la trop grande différence entre la saisie au corps de celle à la tête.
Le dilemme est: « Plus on a peur de faire mal et Plus on fait mal!« .
En gros, plus vous hésitez, moins vous osez serrer la tête avec les jambes donc plus sa tête peut bouger lorsqu’il fait le salto.
Le plus gros risque est que sa tête non protégée par vos jambes risque de heurter le sol.
Un beau ciseau à la tête se résume en peu de choses: Aller vite, aller haut et le faire proprement (tête bien serrée, bonne réception, suivi au sol)
Eh oui, car plus on va haut, plus difficile risque d’être la chute!!!! Il ne faut jamais se réceptionner avec lescoudes!! Danger!

Le Vat (la lutte vietnamienne)

Présentation
Comme c’est de la lutte, ça sous-entend que cela englobe tout ce qui est corps-à-corps!
C’est basé sur les clés de bras, de jambe, des projections, du travail au sol…
La lutte se pratique torse nu pour éviter toute aide de saisi du Võ Phuc (kimono), on ne travaille qu’avec le corps de l’adversaire, on se centre sur les articulations.
Par conformisme, on saisira l’adversaire d’une main par sanuque et de l’autre au coude en position Trung binh tan.
La position doit être la plus basse possible (centre d’inertie très bas), le dos bien droit pour une meilleure stabilité.
Approche
Il faut commencer par essayer de faire tomber l’adversaire sans connaître aucune prise, uniquement en ledéséquilibrant:
avant, arrière, à gauche et à droite.
Au fur et à mesure de ce travail très éreintant pour les cuisses, le dos et la nuque, on commencera juste à percevoir ce qu’est le Vat!
On comprendra que plus on est bas sur sa position, moins il arrivera à nous faire bouger, plus on est penché en avant et plus il peut nous tirer vers lui, si on a le visage vers le bas, on est très près de son coup de genou…
Principes
Ne jamais quitter l’adversaire du regard!
Travailler dans l’idée qu’il peut à tout moment nous contrerdonc s’efforcer d’éliminer tout mouvement « impure« !
Garder en tête qu’on peut contrer sa contre, c’est cela l’esprit du Vat.
Dites-vous bien que si vous trouvez qu’une technique de Vat n’est pas efficace, c’est certainement parce que vous ne la faites pas bien! ;D
Il ne vous reste plus ensuite qu’à apprendre les 18techniques existantes du Vovinam… à les faire, les refaire pour les parfaire! ;D

 

f.    L’approche du combat

Beaucoup plus d’un élément dans l’Art Martial, le Combat est un Art à part entière!
De nombreuses personnes l’appréhendent alors qu’il faut juste comprendre ses rouages et ses subtilités et ensuite, comme toujours, de l’entrainement avec un bon coach!
Au travers des lignes suivantes, j’espère que vous trouverez quelques lumières à apporter pour votre évolution de « Warrior »! ;D

Conseils de base

J’ai toujours considéré le combat comme un jeu, un jeu où il y a des règles à ne pas oublier comme « Protéger sa Tête » qui est la chose la plus importante pour moi. Ensuite tous les autres éléments ne sont que secondaires puisque les zones les plus sensibles sont quasi inaccessibles avec les coquilles et autres protège-dents.
Je pense qu’il ne faut pas prendre le combat trop au sérieux car cela génère un stress inutile et cela inhibe la diversité des techniques acquises. Il faut garder une certaine fluidité dans le déplacement et dans les coups afin d’être au top de la vitesse, la crispation ralentit l’effet de vitesse.

Principes Essentiels

La posture

Elle doit être imposante, aérée et « pratique » surtout!
Elle doit être sans cesse corrigée au fil des années afin de tendre vers la plus adaptée pour soi. Car vous vous doutez bien, il n’existe pas de « Posture-type » mais chacun a la sienne.
Le côté « pratique » sous-entend qu’elle ne doit pas limiter les types d’attaques, pour cela les 2 points fondamentaux du corps sont le centre de la hanche et celui des épaules. Ces 2 points doivent être perpendiculaires au sol sans quoi cela génère un deséquilibre de poids donc une contrainte pour le déplacement.
Le fléchissement sur les jambes ne doit pas être exagéré, l’important est de faire jouer le ressort des muscles des cuisses et des mollets.
En combat, Ne jamais poser le talon au sol!

Le déplacement

Il y a 3 styles de déplacement: le vif, le lent et le faux-lent
Chacun de ces styles correspond à une morphologie particulière mais on peut apprendre à passer de l’un à un autre pour destabiliser l’adversaire.

Le Vif Convient à ceux qui se veulent plus offensifs.
Bien que rapide, on ne doit pas perdre de vue l’équilibre à tout moment.
Les deux pieds ne doivent jamais décoller du sol en même temps avec un mouvement rythmé
car à chaque fois que l’on perd le contact avec le sol, on est vulnérable.
Le Lent Adapté au gros gabaris ou aux personnes trapues.
Ce style de déplacement est très contraignant pour l’adversaire lorsqu’il est accompagné d’une bonne garde et d’une avancée régulière.
Même lent, les talons ne touchent jamais le sol!
(c’est le principe de base d’une position de combat)
La garde doit être très travaillé afin de bloquer le maximum de coups sans vraiment bouger de la position initiale. C’est donc le positionnement des coudes qui est essentiel.
Idéalement, on monte le genou pour bloquer les techniques de jambes de l’adversaire, on forme ainsi un rempart.
Baisser un bras pour bloquer une attaque basse est dangereux si l’adversaire fait une feinte ou enchaine un deuxième coup.
Le Faux-Lent Pour les spécialistes de la contre-attaque!
On doit être bien fléchi sur ses jambes afin de chercher la vitesse dégagés par les ressorts des muscles.
On camoufle sa réactivité par un semblant d’inactivité des bras ou par unmouvement hypnotique.
La garde est ample pour stopper les coups avant leur impact final, et haute car on est fléchi sur les jambes.
A chaque « réaction », c’est comme si on bondissait sur l’adversaire, on travaille ainsi en explosion!

La vitesse

Elle se travaille à chaque entrainement c-a-d toute l’année et non pas seulement à l’approche d’une compétition!
On doit toujours penser à travailler les muscles dans une quête d’explosion.
J’ai remarqué chez beaucoup de personnes des crispations des épaules et de la hanche si ce n’est pire (tous les bras et les jambes), cela ralentit considérablement les déplacements et les attaques, elles deviennent prévisibles pour un adversaire averti.
Travaillez en fluidité, ne durcissez qu’à l’impact, c’est un gain de vitesse et de puissance!

Le regard

Normalement on regarde l’adversaire dans les yeux, beaucoup de personnes n’y arrive pas, c’est soit un manque d’assurance soit un manque d’habitude. Au pire, le regard doit être au plus bas centré sur le plexus mais jamais en dessous!!!
Ceux qui fixent leur adversaire dans les yeux durant un combat cherche un ascendant psychologique.
Car tout le monde sait qu’un combat se gagne déjà dans la tête!
Cependant, trop montrer d’expression dans le regard peut aussi bien trahir la douleur que la fatigue ou l’énervement… donc essayer de rester déterminé mais immuable!
Le regard se travaille, c’est lui qui détermine la volonté du combattant! (cf Rocky1) ;D

La diversité

C’est l’un des points essentiels d’un bon combattant.
Il doit avoir une grande panoplie de coups qu’il maitrise, il doit s’adapter à son adversaireet changer son combat en fonction.
Si vous tombez avec un plus grand que vous, il faut privilégier le déplacements pour ne pas rester à sa distance!
Constamment casser cette distance en se rapprochant et en s’éloignant pour ne pas le laisser diriger le combat.
Comme chacun d’entre nous a ses « coups favoris qui passent bien », il ne faut pas les écarter mais au contraire greffer d’autres techniques par-dessus soit avant soit après pour augmenter encore plus sa panoplie et perturber l’adversaire!

La gestion de l’énergie

Tout le monde a un potentiel énergétique, il faut savoir la canaliser et la gérer afin de ne pas finir sur les rotules.
En compétition vient s’ajouter le stress et l’attente qui sont très mauvais pour les muscles, il fautrester chaud sans pour autant suer, être prêt dès les premières secondes pour ne pas se laisser surprendre
C’est un domaine où les limites du coeur doivent être poussées au fil des entrainements afin d’acquérir un bon capital énergétique.
Pour cela, la préparation à une compétition s’accompagne de joggings réguliers, de la corde et une alimentation riches en sucres lents (pâtes entres autres).
Certains (comme moi) croient aussi à la notion de flux d’énergie donc évitent de se couper les ongles, les cheveux et barbes à l’approche du jour J… (à chacun ses trucs!)

Le mental

C’est aussi un point à travailler pour progresser.
Chez beaucoup, le manque d’initiative associé à un constant recul ne peut engendrer que la perte du combat avant même le début!
De même, si la douleur ou la fatigue est visible sur le visage, vous perdez déjà le combat dans votre tête!
Un bon mental passe par de bonnes préparations physiques et psychologiques.
Il y a 2 sortes de stress: le positif et le négatif.
Le stress positif aide à se surpasser, il provoque la montée d’adrénaline qui augmente la réactivité.
Le stress négatif inhibe les capacités, il engendre la crispation, la crispation engendre la nervosité, la nervosité engendre la peur, la peur engendre la haine, … et tout le monde sait que la haine mène vers le côté obscur de la Force! ;D
Et comment déclencher l’un et pas l’autre??? C’est à votre professeur qu’il faudra poser la question!

La Synthèse

Voilà les points à surveiller en combat… Oui, il y en a beaucoup je sais, vous ne retiendrez peut être que le quart mais la moindre petite chose est bonne à prendre, même si vous n’êtes pas d’accord avec moi sur certains points!
On ne peut pas tout travailler en même temps mais point par point, peu à peu tendre vers quelque chose d’homogène
Vous trouvez que ces conseils ne servent à rien parce que je ne fournis pas de solution concrète?? d’exercice approprié pour chaque point??… mais cela serait trop simple alors!
Il faut quand même vous laissez réfléchir un peu, vous laissez trouver par vous-même les exercices et sinon, vous donnez envie de venir me rencontrer! ;D